Dérivée : formules, règles de dérivation et exemples
La dérivée d'une fonction mesure la vitesse à laquelle elle varie : le nombre dérivé f′(a) est la pente de la tangente à la courbe au point d'abscisse a. Pour dériver une fonction, on combine les formules des dérivées usuelles et les règles de dérivation (somme, produit, quotient, composée), réunies dans les tableaux de cette page.
Sommaire
- Qu'est-ce que la dérivée d'une fonction ?
- Tableau des dérivées usuelles
- Les règles de dérivation : somme, produit, quotient
- Dériver une fonction composée
- Signe de la dérivée et sens de variation
- Dérivée seconde et convexité
- À quoi sert la dérivée ?
- Les cours du dossier dérivées et fonctions
- Les erreurs fréquentes en dérivation
- Questions fréquentes
Étapes de résolution
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- f est dérivable là où f et l’expression de sa dérivée sont définies (ln u : u > 0 ; dénominateur non nul)
- On reconnaît un produit uv avec
- On dérive chaque facteur
- On applique la formule (uv)′ = u′v + uv′
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = x2 ln x
- f est dérivable là où f et l’expression de sa dérivée sont définies (ln u : u > 0 ; dénominateur non nul)f est dérivable sur ]0 ; +∞[
- On reconnaît un produit uv avecu(x) = x2 ; v(x) = ln x
- On dérive chaque facteuru′(x) = 2x ; v′(x) = 1x(xn)′ = nxn−1 ; (ln x)′ = 1x
- On applique la formule (uv)′ = u′v + uv′f′(x) = 2x × ln x + x2 × 1x
- On simplifief′(x) = 2x ln x + x
f′(x) = 2x ln x + x
Courbe de f en trait plein, de f′ en orange.
Tapez la fonction comme sur votre cahier : x^2 ln(x), e^(3x), sqrt(x^2 + 1) ou (x + 1)/(x - 2). Le solveur reconnaît la forme (produit, quotient, composée), nomme u et v, applique la formule, simplifie le résultat et trace les courbes de f et de f′.
Qu'est-ce que la dérivée d'une fonction ?
Le nombre dérivé, limite d'un taux de variation
Entre les abscisses a et a + h, la fonction f passe de f(a) à f(a + h). Le quotient de la variation de f par la variation de x s'appelle le taux de variation (ou taux d'accroissement). Géométriquement, c'est la pente de la droite qui joint les deux points de la courbe.
Quand h tend vers 0, cette droite sécante se rapproche de la tangente. Si le taux de variation a une limite finie, on dit que f est dérivable en a, et cette limite est le nombre dérivé :
f′(a) = limh → 0 f(a + h) − f(a)h
Exemple avec f(x) = x2 et a = 3 : (3 + h)2 − 9 = 6h + h2, donc le taux de variation vaut 6 + h pour h ≠ 0. Il tend vers 6 quand h tend vers 0 : f′(3) = 6.
La tangente à la courbe
Le nombre dérivé f′(a) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point A(a ; f(a)). Cette tangente a pour équation :
y = f′(a)(x − a) + f(a)
Pour f(x) = x2 en a = 3 : y = 6(x − 3) + 9, soit y = 6x − 9. La tangente est une droite, donc la représentation d'une fonction affine : près du point de contact, elle « colle » à la courbe. Une tangente horizontale correspond à un nombre dérivé nul.
La fonction dérivée et ses notations
Si f est dérivable en tout point d'un intervalle I, la fonction qui à chaque x de I associe f′(x) est la fonction dérivée de f, notée f′. Dériver une fonction, c'est trouver l'expression de f′(x). On rencontre aussi la notation de Leibniz df/dx, courante en physique, où la dérivée par rapport au temps se note parfois avec un point (ẋ).
Toutes les fonctions ne sont pas dérivables partout. La valeur absolue n'est pas dérivable en 0 : son taux de variation vaut 1 pour h > 0 et −1 pour h < 0, sans limite commune (la courbe forme un angle). La racine carrée n'est pas dérivable en 0 : son taux de variation √h/h = 1/√h tend vers +∞, et la tangente est verticale.
Tableau des dérivées usuelles
Ces formules de dérivées sont à connaître par cœur : toutes les autres s'en déduisent avec les règles de dérivation. La dernière colonne indique où la formule est valable.
| Fonction f(x) | Dérivée f′(x) | Dérivable sur |
|---|---|---|
| k (constante) | 0 | ℝ |
| x | 1 | ℝ |
| ax + b | a | ℝ |
| x2 | 2x | ℝ |
| x3 | 3x2 | ℝ |
| xn (n entier, n ≥ 1) | nxn − 1 | ℝ |
| 1x | −1x2 | ]−∞ ; 0[ et ]0 ; +∞[ |
| 1xn (n entier, n ≥ 1) | −nxn + 1 | ]−∞ ; 0[ et ]0 ; +∞[ |
| √x | 12√x | ]0 ; +∞[ |
| ex | ex | ℝ |
| ln x | 1x | ]0 ; +∞[ |
| sin x | cos x | ℝ |
| cos x | −sin x | ℝ |
| tan x | 1 + tan2 x = 1cos2 x | là où cos x ≠ 0 |
| ax (a > 0) | (ln a) ax | ℝ |
La formule (xn)′ = nxn − 1 se retient ainsi : l'exposant descend devant et diminue de 1. Elle reste vraie pour 1/xn = x−n et, sur ]0 ; +∞[, pour √x = x1/2, ce qui redonne les lignes du tableau. Les fonctions exponentielle et logarithme népérien ont chacune leur cours, avec leurs propriétés et leurs courbes.
Les règles de dérivation : somme, produit, quotient
Dans le tableau suivant, u et v sont deux fonctions dérivables sur un même intervalle et k est un réel.
| Opération | Formule de dérivation | Condition |
|---|---|---|
| Somme | (u + v)′ = u′ + v′ | — |
| Produit par un réel | (ku)′ = ku′ | — |
| Produit | (uv)′ = u′v + uv′ | — |
| Inverse | (1v)′ = −v′v2 | v ne s'annule pas |
| Quotient | (uv)′ = u′v − uv′v2 | v ne s'annule pas |
Une fonction polynôme se dérive terme à terme, grâce aux deux premières règles : chaque monôme axn devient naxn − 1 et la constante disparaît.
Polynôme : (xⁿ)′ = nxⁿ⁻¹
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = 3x2 − 5x + 2
- On dérive terme à terme la fonction polynôme : (xn)′ = nxn−1 et (k)′ = 0f′(x) = 3 × 2x − 5 = 6x − 5
f′(x) = 6x − 5
La dérivée d'un produit n'est pas le produit des dérivées. Avec u(x) = v(x) = x, on a uv = x2, de dérivée 2x, alors que u′v′ = 1. La formule u′v + uv′ donne bien x + x = 2x.
(uv)′ = u′v + uv′
Produit : (uv)′ = u′v + uv′
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- f est dérivable là où f et l’expression de sa dérivée sont définies (ln u : u > 0 ; dénominateur non nul)
- On reconnaît un produit uv avec
- On dérive chaque facteur
- On applique la formule (uv)′ = u′v + uv′
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = x2 ln x
- f est dérivable là où f et l’expression de sa dérivée sont définies (ln u : u > 0 ; dénominateur non nul)f est dérivable sur ]0 ; +∞[
- On reconnaît un produit uv avecu(x) = x2 ; v(x) = ln x
- On dérive chaque facteuru′(x) = 2x ; v′(x) = 1x(xn)′ = nxn−1 ; (ln x)′ = 1x
- On applique la formule (uv)′ = u′v + uv′f′(x) = 2x × ln x + x2 × 1x
- On simplifief′(x) = 2x ln x + x
f′(x) = 2x ln x + x
Pour un quotient, l'ordre compte : le numérateur est u′v − uv′, jamais l'inverse, et le dénominateur v2 est positif. Ne le développez pas : le signe de la dérivée ne dépend alors que du numérateur, ce qui facilite l'étude des variations.
(uv)′ = u′v − uv′v2
Quotient : (u/v)′ = (u′v − uv′)/v²
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- f est dérivable là où f et l’expression de sa dérivée sont définies (ln u : u > 0 ; dénominateur non nul)
- On reconnaît un quotient uv avec
- On dérive le numérateur et le dénominateur
- On applique la formule (uv)′ = u′v − uv′v2
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = ln xx
- f est dérivable là où f et l’expression de sa dérivée sont définies (ln u : u > 0 ; dénominateur non nul)f est dérivable sur ]0 ; +∞[
- On reconnaît un quotient uv avecu(x) = ln x ; v(x) = xpour v(x) ≠ 0
- On dérive le numérateur et le dénominateuru′(x) = 1x ; v′(x) = 1(ln x)′ = 1x
- On applique la formule (uv)′ = u′v − uv′v2f′(x) = 1x × x − ln x × 1x2
- On simplifief′(x) = 1 − ln xx2
f′(x) = 1 − ln xx2
Quand le numérateur est constant, la formule de l'inverse est plus rapide que celle du quotient : il n'y a qu'une dérivée à calculer.
Inverse : (1/v)′ = −v′/v²
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- On reconnaît la forme 1v
- On applique la formule (1v)′ = −v′v2
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = 1x2 + 1
- On reconnaît la forme 1vv(x) = x2 + 1 ; v′(x) = 2x(xn)′ = nxn−1
- On applique la formule (1v)′ = −v′v2f′(x) = −2x(x2 + 1)2
- On simplifief′(x) = −2x(x2 + 1)2
f′(x) = −2x(x2 + 1)2
Dériver une fonction composée
Une fonction composée applique une fonction g à une expression u(x) : e3x, ln(x2 + 1) ou (2x − 1)5. On dérive la fonction extérieure, évaluée en u(x), puis on multiplie par la dérivée de l'intérieur :
(g(u(x)))′ = u′(x) × g′(u(x))
Les cas les plus fréquents donnent les formules suivantes, où u est une fonction dérivable :
| Fonction | Dérivée | Condition |
|---|---|---|
| un (n entier, n ≥ 1) | nu′un − 1 | — |
| √u | u′2√u | u > 0 |
| eu | u′eu | — |
| ln u | u′u | u > 0 |
| sin u | u′ cos u | — |
| cos u | −u′ sin u | — |
| g(ax + b) | a g′(ax + b) | — |
La dernière ligne règle les cas simples d'un coup d'œil : (cos(2x))′ = −2 sin(2x) et (e3x)′ = 3e3x. Les exemples suivants appliquent chaque formule.
Puissance : (uⁿ)′ = nu′uⁿ⁻¹
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- On reconnaît la forme un avec n = 5 et
- On applique la formule (un)′ = nu′un−1
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = (2x − 1)5
- On reconnaît la forme un avec n = 5 etu(x) = 2x − 1 ; u′(x) = 2(xn)′ = nxn−1
- On applique la formule (un)′ = nu′un−1f′(x) = 5 × 2 × (2x − 1)4
- On simplifief′(x) = 10(2x − 1)4
f′(x) = 10(2x − 1)4
Racine : (√u)′ = u′/(2√u)
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- On reconnaît la forme √u avec
- On applique la formule (√u)′ = u′2√u
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = √x2 + 1
- On reconnaît la forme √u avecu(x) = x2 + 1 ; u′(x) = 2xdérivable là où u(x) > 0
- On applique la formule (√u)′ = u′2√uf′(x) = 2x2√x2 + 1
- On simplifief′(x) = x√x2 + 1
f′(x) = x√x2 + 1
Exponentielle : (eᵘ)′ = u′eᵘ
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- On reconnaît la forme eu avec
- On applique la formule (eu)′ = u′eu
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = e−2x + 1
- On reconnaît la forme eu avecu(x) = −2x + 1 ; u′(x) = −2
- On applique la formule (eu)′ = u′euf′(x) = (−2) × e−2x + 1
- On simplifief′(x) = −2e−2x + 1
f′(x) = −2e−2x + 1
Logarithme : (ln u)′ = u′/u
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- On reconnaît la forme ln u avec
- On applique la formule (ln u)′ = u′u
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = ln(x2 + 1)
- On reconnaît la forme ln u avecu(x) = x2 + 1 ; u′(x) = 2xdérivable là où u(x) > 0
- On applique la formule (ln u)′ = u′uf′(x) = 2xx2 + 1
f′(x) = 2xx2 + 1
Une même fonction peut demander plusieurs règles à la fois : sin(3x) cos x est un produit dont le premier facteur est une composée.
Sinus et cosinus : (sin u)′ = u′ cos u, (cos u)′ = −u′ sin u
La méthode en bref
- On veut dériver la fonction f définie par
- On reconnaît un produit uv avec
- On dérive chaque facteur
- On applique la formule (uv)′ = u′v + uv′
- On simplifie
- On veut dériver la fonction f définie parf(x) = sin(3x) cos x
- On reconnaît un produit uv avecu(x) = sin(3x) ; v(x) = cos x
- On dérive chaque facteuru′(x) = 3 cos(3x) ; v′(x) = −sin x(sin u)′ = u′ cos u ; (cos u)′ = −u′ sin u
- On applique la formule (uv)′ = u′v + uv′f′(x) = 3 cos(3x) × cos x + sin(3x) × (−sin x)
- On simplifief′(x) = 3 cos(3x) cos x − sin(3x) sin x
f′(x) = 3 cos(3x) cos x − sin(3x) sin x
Signe de la dérivée et sens de variation
Le lien entre la dérivée et les variations est la principale raison de dériver une fonction. Sur un intervalle I :
- si f′(x) > 0 pour tout x de I (sauf éventuellement en des points isolés où elle s'annule), f est strictement croissante sur I ;
- si f′(x) < 0 sur I, dans les mêmes conditions, f est strictement décroissante sur I ;
- si f′(x) = 0 pour tout x de I, f est constante sur I.
Si la dérivée s'annule en a en changeant de signe, f admet un extremum local en a : un maximum si f′ passe de + à −, un minimum si elle passe de − à +. L'annulation seule ne suffit pas : (x3)′ = 3x2 s'annule en 0 sans changer de signe, et x3 est croissante sur ℝ, sans extremum.
Exemple : pour f(x) = x3 − 3x, on trouve f′(x) = 3x2 − 3 = 3(x − 1)(x + 1). Ce trinôme est négatif entre −1 et 1, positif à l'extérieur. La fonction est donc croissante sur ]−∞ ; −1], décroissante sur [−1 ; 1], croissante sur [1 ; +∞[, avec un maximum local f(−1) = 2 et un minimum local f(1) = −2. Ces résultats se présentent dans un tableau de variation, dont la méthode complète a sa propre page.
Dérivée seconde et convexité
La dérivée de f′, quand elle existe, est la dérivée seconde f″. Elle renseigne sur la courbure : si f″ ≥ 0 sur un intervalle, f y est convexe (sa courbe est au-dessus de ses tangentes, elle « tourne vers le haut ») ; si f″ ≤ 0, elle est concave. Un point où f″ s'annule en changeant de signe est un point d'inflexion : la courbe y traverse sa tangente.
Avec f(x) = x3 − 3x : f″(x) = 6x, négative sur ]−∞ ; 0] et positive sur [0 ; +∞[. La fonction est concave puis convexe, et l'origine O(0 ; 0) est un point d'inflexion.
À quoi sert la dérivée ?
Trouver un maximum ou un minimum
Problème classique d'optimisation : parmi les rectangles de périmètre 20 cm, lequel a la plus grande aire ? Si un côté mesure x cm, l'autre mesure 10 − x, et l'aire vaut A(x) = x(10 − x) = 10x − x2 pour x dans [0 ; 10]. La dérivée A′(x) = 10 − 2x est positive avant 5 et négative après : l'aire est maximale pour x = 5. Le meilleur rectangle est le carré de 5 cm de côté, d'aire 25 cm2.
Calculer une vitesse
Si d(t) est la position d'un mobile à l'instant t, sa vitesse instantanée est v(t) = d′(t) et son accélération v′(t). Pour d(t) = 5t2 (en mètres, t en secondes), v(t) = 10t : au bout de 2 s, le mobile roule à 20 m/s.
Approcher une valeur
Près de a, la courbe se confond presque avec sa tangente : f(a + h) ≈ f(a) + f′(a)h pour h petit. Avec la racine carrée en 4, où f′(4) = 1/4 : √4,1 ≈ 2 + 0,1 × 1/4 = 2,025. La calculatrice donne 2,02485…, l'erreur est inférieure à 0,001.
Lever une indéterminée
Certaines limites sont des nombres dérivés déguisés. Le quotient (ex − 1)/x est le taux de variation de l'exponentielle entre 0 et x : sa limite en 0 est le nombre dérivé de l'exponentielle en 0, soit 1. Cette technique est reprise dans le cours de calcul de limites.
Les cours du dossier dérivées et fonctions
Chaque notion liée à la dérivation a sa page, avec un outil qui rédige les étapes et des exemples corrigés.
Pour vous entraîner sur n'importe quelle fonction, le calcul de dérivée en ligne détaille la méthode, la dérivée seconde et l'équation de la tangente. L'étude complète d'une fonction (domaine, dérivée, signe, extremums, limites aux bornes) aboutit au tableau de variation d'une fonction, que le solveur construit automatiquement.
Le comportement aux bornes relève du calcul de limites : formes indéterminées, asymptotes et croissances comparées. Les deux grandes fonctions de référence du lycée ont chacune un cours complet : la fonction exponentielle, seule fonction égale à sa dérivée et qui vaut 1 en 0, et le logarithme népérien, sa réciproque, de dérivée 1/x.
La fonction affine est la plus simple des fonctions dérivables : sa dérivée est constante, égale au coefficient directeur. Enfin, les suites arithmétiques et géométriques sont le pendant discret des fonctions affines et exponentielles : une suite arithmétique croît d'une quantité fixe à chaque rang, une suite géométrique est multipliée par un facteur fixe.
Les erreurs fréquentes en dérivation
- Dériver un produit facteur par facteur : (x2 ln x)′ n'est pas 2x × 1/x ; il faut u′v + uv′.
- Oublier u′ dans une composée : (e−2x)′ = −2e−2x, pas e−2x ; (sin(5x))′ = 5 cos(5x).
- Inverser le numérateur du quotient : uv′ − u′v donne l'opposé du bon résultat, donc des variations inversées.
- Dériver une constante écrite avec des symboles : ln 5, e2 ou π2 sont des nombres, leur dérivée est 0.
- Confondre dérivée et primitive : la dérivée de ln x est 1/x, mais la dérivée de 1/x est −1/x2, pas ln x. Le chemin inverse, de f′ vers f, est celui des primitives.
- Oublier le domaine : ln x et √x ne se dérivent que pour x > 0 ; un quotient, là où le dénominateur ne s'annule pas.
Pour contrôler une dérivée, calculez-la en un point simple et comparez avec le taux de variation (f(a + 0,001) − f(a))/0,001 à la calculatrice, ou comparez votre copie, ligne par ligne, avec le solveur mathématique.
La dérivation sert ensuite partout : pour résoudre des équations par l'étude d'une fonction, pour calculer des intégrales (qui inversent la dérivation) et pour les équations différentielles. Les fiches d'exercices corrigés permettent de s'entraîner à dériver des fonctions variées.
Questions fréquentes
Comment calculer la dérivée d'une fonction ?
Repérez d'abord la forme de la fonction : somme, produit uv, quotient u/v ou composée (puissance, racine, exponentielle, logarithme d'une expression). Nommez u et v, calculez u′ et v′ avec le tableau des dérivées usuelles, appliquez la formule de la forme reconnue, puis simplifiez et factorisez si vous devez étudier le signe. Le calcul de dérivée en ligne rédige chacune de ces étapes.
À quoi sert la dérivée d'une fonction ?
Elle mesure la vitesse à laquelle la fonction varie. Son signe donne le sens de variation (croissante quand f′ > 0, décroissante quand f′ < 0), ses zéros localisent les maximums et minimums, et le nombre dérivé donne la pente de la tangente. En physique, la vitesse est la dérivée de la position ; en économie, le coût marginal est la dérivée du coût total.
Quelle est la différence entre nombre dérivé et fonction dérivée ?
Le nombre dérivé f′(a) est un nombre : la pente de la tangente au point d'abscisse a. La fonction dérivée f′ est la fonction qui, à chaque x où f est dérivable, associe le nombre dérivé f′(x). Pour f(x) = x2, la fonction dérivée est f′(x) = 2x et le nombre dérivé en 3 vaut f′(3) = 6.
Quelle est la dérivée de ln(x) et de e^x ?
La dérivée de ln x est 1/x, sur ]0 ; +∞[. La fonction exponentielle est sa propre dérivée : (ex)′ = ex. Pour une composée, on multiplie par la dérivée de l'intérieur : (ln u)′ = u′/u et (eu)′ = u′eu.
Quelle est la dérivée de la racine carrée de x ?
(√x)′ = 1/(2√x), uniquement pour x > 0 : la racine carrée est définie en 0 mais n'y est pas dérivable, car sa courbe y a une tangente verticale. Pour une racine d'expression, (√u)′ = u′/(2√u) là où u > 0.
Comment trouver le signe de la dérivée ?
Factorisez f′(x) au maximum, puis étudiez le signe de chaque facteur : signe d'une expression affine, d'un trinôme (signe de a à l'extérieur des racines), d'une exponentielle (toujours positive), d'un carré (positif). Regroupez le tout dans un tableau de signes : la règle des signes donne le signe du produit ou du quotient.
À lire aussi
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Mis à jour le 6 octobre 2026